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Module 14 · La vie émotionnelle de ton enfant

La question de la thérapie

By the dip team · Clinical consultant: Pauline Sam, MD ·

Tous les âges15 min de lecture
La question de la thérapie

La question de la thérapie

Module 14 · La vie émotionnelle de ton enfant · Article 07 · Wave 3 · tous les âges


Un matin de week-end. Tu es réveillé depuis cinq heures environ. Tu n’as pas pu dormir à cause d’une remarque de la maîtresse de ton enfant, vendredi, à la réunion parents-professeurs. Elle a dit, avec douceur, que K lui semblait plus silencieux que d’habitude depuis quelques mois. Elle ne suggérait rien de précis. Elle remarquait, c’est tout.

Tu retournes cette remarque dans ta tête depuis. Avec quelques autres choses. Les crises du dimanche soir qui n’ont pas tout à fait cessé. La réticence à propos de la classe verte qui approche. Le fait que K n’a pas vraiment parlé de quoi que ce soit d’émotionnel depuis un moment. Le fait que tu as une amie dont la fille a commencé à voir un psy l’an dernier, et que cette amie t’a dit que c’était la meilleure chose qu’elle ait jamais faite.

Tu es assis à la table de la cuisine, une tasse de café devant toi. La question qui te trotte dans la tête : est-ce que K devrait voir quelqu’un.

C’est l’article pratique, plus long, vers lequel renvoie le reste du module. Il parle de la question de la thérapie. Quand c’est le bon mouvement. Comment l’amener. À quoi s’attendre. Ce qu’est vraiment une thérapie avec un enfant, et ce qu’elle n’est pas. Et comment prendre la décision avec justesse.

Le principe général

La question de la thérapie arrive souvent comme un choix binaire. Est-ce que mon enfant a besoin d’une thérapie ou non. Ce binaire est le mauvais cadre. Un cadre plus utile, c’est un spectre.

À une extrémité : l’enfant dont la vie se passe bien et qui n’a besoin de rien d’autre que du foyer et des routines.

À l’autre : l’enfant en détresse clinique, qui a besoin de toute urgence d’une prise en charge professionnelle.

Entre ces deux extrémités vit la plupart des enfants de familles séparées. Certains vont bien la plupart du temps. Certains vont bien avec des passages difficiles de temps en temps. Certains portent des choses qui sont visibles mais gérables. Certains portent des choses qui commencent à dépasser ce que le foyer peut décoder. La décision au sujet de la thérapie n’est pas un oui-ou-non ; c’est un où se situe mon enfant sur le spectre en ce moment, et est-ce qu’un soutien professionnel changerait quelque chose.

Le recadrage aide parce qu’il retire le poids du binaire. Faire intervenir une thérapie ne veut pas dire mon enfant est abîmé. Ça veut dire mon enfant pourrait profiter d’une forme d’attention que je ne peux pas lui donner tout seul. C’est vrai de beaucoup d’enfants à beaucoup de moments. C’est particulièrement vrai des enfants dont la famille a traversé un changement important.

Quand la thérapie est sans doute le bon mouvement

Une liste, non exhaustive, de schémas qui penchent vers le fait de faire intervenir quelqu’un.

Un schéma décrit dans un autre article de ce module ou du module 13 est présent depuis plus de six à huit semaines malgré un travail régulier dans le foyer. L’anxiété, le repli, le refus de l’école, l’agressivité, la régression, le schéma de l’enfant parfait, le schéma du silence, quand ces choses ne bougent pas avec les pratiques de la maison, l’apport professionnel fait souvent ce que la maison seule ne peut pas.

L’enfant a, sur lui-même ou sur le monde, un sentiment que tu n’arrives pas à atteindre. Une culpabilité qui ne s’adoucit pas. La conviction qu’il est abîmé ou qu’on ne peut pas l’aimer. Une morosité qui s’installe. Un sentiment d’absence de sens chez un enfant en âge scolaire ou chez un ado. Ces croyances intérieures ont parfois besoin d’une autre voix d’adulte, une voix qui n’est pas celle d’un parent, pour commencer à se desserrer.

L’enfant a vécu un événement précis qui l’a marqué. Une perte. Un incident effrayant. Un épisode médical sérieux. Une situation à l’école. Les approches thérapeutiques qui tiennent compte du choc sont bien développées et aident de façon fiable quand on s’y prend tôt.

L’enfant s’est mis à employer des mots qui signalent une dépression ou un désespoir. Rien n’est drôle. Je vois pas l’intérêt. Je voudrais ne pas être là. Des phrases de ce genre, même dites en passant, justifient une conversation clinique. L’enfant traverse peut-être des sentiments difficiles mais normaux. Il signale peut-être quelque chose de plus. Un clinicien peut faire la différence, et la différence compte.

L’enfant a montré des signes d’auto-agression. Des coupures, des bleus, le fait de s’arracher les cheveux, des griffures, des comportements cachés autour de la nourriture, tout ce qui ressemble à un enfant qui se fait du mal. Ces signes ne sont pas toujours ce qu’ils paraissent, mais ils justifient toujours un apport professionnel.

L’enfant montre des schémas à plusieurs endroits. Des comportements à la maison, plus des comportements à l’école, plus des comportements dans l’autre foyer. Une présentation sur plusieurs sites est un signal plus fort qu’une présentation à la maison seule. Un clinicien peut t’aider à recouper ce qui se passe.

L’autre parent, ou un autre adulte proche, a fait part d’inquiétudes. Un deuxième adulte qui connaît bien l’enfant, et qui lève le doigt, c’est une information à prendre au sérieux. Il lit l’enfant sous un autre angle que le tien.

Tu as l’intuition que quelque chose ne va pas. L’instinct parental, dans ce domaine, est assez fiable. Si tu portes depuis un moment le sentiment je crois qu’on a besoin d’aide pour ça, ce sentiment mérite en général qu’on agisse dessus.

Le foyer a fait ce qu’il pouvait et tu te sens à court de moyens. Certains schémas ne peuvent pas se résoudre à l’échelle du foyer. Reconnaître que tu es à court de moyens n’est pas un échec ; c’est une lecture juste. La bonne étape suivante, c’est de faire intervenir quelqu’un dont les moyens sont différents des tiens.

Un changement familial précédent crée une difficulté qui dure. La séparation, un décès, un déménagement important, l’arrivée d’un nouveau partenaire, quand la difficulté autour d’un changement familial s’étend au-delà des délais que décrivent les autres articles de ce module, c’est souvent un soutien professionnel qui change la trajectoire.

Tu n’as pas besoin que la plupart de ces points soient vrais. Deux ou trois suffisent en général à faire de la thérapie le bon mouvement. Une évaluation par un clinicien, même si la thérapie n’est finalement pas recommandée, te donne une information que tu n’obtiendrais pas facilement autrement.

Quand la thérapie n’est sans doute pas urgente

Tout aussi important : quand le travail du foyer suffit, et que faire intervenir un psy risquerait de compliquer les choses plutôt que d’aider.

Une seule période difficile dans un parcours par ailleurs stable. Un enfant qui a eu un mois difficile après un événement identifiable, mais dont la trajectoire d’ensemble est bonne, n’a souvent pas besoin de thérapie. La période difficile, c’est le système qui digère, pas qui se casse.

Une phase de développement précise que l’enfant est en train de traverser. Certains schémas correspondent à un âge. Les questions de l’enfant de cinq ans sur la mort, l’anxiété de l’enfant de huit ans à l’idée d’être loin de la maison, la colère de l’enfant de onze ans à propos de tout, le repli de l’ado. Ça peut paraître inquiétant et ça se résout souvent quand la phase passe.

De petits signes au fil de la vie ordinaire. Un peu de peur au coucher, une semaine plus silencieuse, une réticence à propos d’un événement précis. Le petit bruit de fond de l’enfance ordinaire ne demande pas de prise en charge professionnelle.

Ton intuition, c’est que l’enfant va bien. Tout comme l’intuition dans l’autre sens compte, celle-ci compte aussi. Si tout, dans ta lecture, suggère que l’enfant traverse le changement familial avec une résilience ordinaire, fais confiance à cette lecture. Tu pourras rouvrir la question plus tard si quelque chose change.

Dans chacun de ces cas, la thérapie n’est pas un mauvais mouvement, elle fait presque toujours du bien, mais elle n’est pas nécessaire, et la faire intervenir alors qu’elle ne l’est pas peut parfois transformer une phase ordinaire en sujet d’inquiétude professionnelle, ce qui n’est pas ce que tu veux.

Comment bien l’amener

Une fois que tu as décidé que la thérapie est le bon mouvement, la manière de l’amener compte.

Commence par le médecin de ton enfant. Le pédiatre ou le médecin traitant peut écarter des causes physiques à ce que tu observes, te donner une lecture du tableau, et t’orienter vers un psy pour enfants en qui il a confiance. L’orientation du médecin ouvre souvent une voie plus rapide vers un bon clinicien que de partir de zéro. En France, on peut aussi passer par un centre médico-psychologique (CMP ou CMPP), gratuit et public, où une équipe peut recevoir l’enfant.

Cherche un clinicien spécialisé dans les enfants et les transitions familiales. Tous les psys qui travaillent avec des adultes ne conviennent pas aux enfants. Tous les psys pour enfants n’ont pas d’expérience de la séparation, des familles recomposées, ou des schémas liés à l’attachement. Le bon clinicien aura déjà rencontré le genre de choses qui t’inquiètent. Renseigne-toi sur sa façon de travailler lors du premier contact.

Attends-toi à ce que les premières séances soient une évaluation, pas un traitement. Un bon psy pour enfants passe les deux ou trois premières séances à faire connaissance avec l’enfant, à observer, à créer le lien. Le travail à proprement parler commence une fois le tableau clair. N’attends pas de résultats dès la première semaine.

Dis-le à l’enfant dans des mots adaptés à son âge. Pas comme une punition, pas comme une réparation. Comme un ajout. J’ai trouvé quelqu’un qui est doué pour aider les enfants à parler de ce qu’ils ressentent. On va aller le rencontrer et voir si tu l’aimes bien. Ce n’est pas un médecin et tu n’es pas malade. Plein d’enfants voient quelqu’un comme ça. C’est un endroit pour parler qui n’est rien qu’à toi.

Pour les plus jeunes, les mots sont plus simples. On va aller voir quelqu’un qui joue à des jeux et qui parle avec les enfants. Tu veux essayer ? Le cadrage doit être léger et sans enjeu. La salle du psy n’est pas un endroit où quelque chose ne va pas ; c’est un endroit où les choses se disent.

Mets l’autre parent dans la boucle. Un psy qui travaille avec l’enfant veut en général que les deux parents soient d’accord sur le fait que l’enfant voie quelqu’un. Même quand la relation de co-parentalité est tendue, cette conversation vaut la peine d’avoir lieu avant le premier rendez-vous. Je me dis que K aurait besoin de quelqu’un à qui parler de tout ça. J’ai trouvé une bonne personne. Je voulais te le dire. Si l’autre parent est d’accord, la thérapie marche mieux. S’il ne l’est pas, la conversation doit quand même avoir lieu, et la situation bascule dans le périmètre du module 17.

Laisse à l’enfant son intimité dans la salle. La thérapie avec les enfants implique un espace confidentiel. Tu n’auras pas, et tu ne dois pas avoir, de comptes rendus de ce que ton enfant a dit en séance. Le psy fera le point avec toi de temps en temps, te dira s’il y a quelque chose qui demande une action des parents, te donnera des thèmes généraux. Le détail appartient à ton enfant. L’intimité fait partie de ce qui fait que la salle fonctionne.

Ne le cuisine pas après les séances. Alors, c’était comment ? De quoi vous avez parlé ? Tu as dit quelque chose sur papa ? Le questionnaire transforme la séance en sujet à digérer pour le parent. L’enfant se ferme. Reçois-le après la séance comme tu le recevrais après n’importe quelle autre activité. Coucou. Bonne séance ? Tu veux un goûter ? La séance est à lui.

Ce qu’est vraiment une thérapie, avec un enfant

La thérapie avec les enfants ne ressemble pas à la thérapie avec les adultes. Un bref repérage, parce que les parents s’en font parfois une idée fausse.

Avec les plus jeunes (4 à 8 ans), la thérapie ressemble souvent à du jeu. Le psy joue avec l’enfant, avec des figurines, du dessin, du sable, la construction d’histoires, des jeux de rôle. Le jeu n’est pas un loisir. C’est le canal par lequel l’enfant exprime ce qu’il ne peut pas encore mettre en mots. Le psy lit ce qui ressort et travaille avec. Un parent qui entre dans une salle de thérapie et voit son enfant dessiner des maisons avec le psy peut se demander à quoi ça sert. Ce que ça fait, c’est souvent beaucoup.

Avec les enfants d’âge scolaire (8 à 12 ans), la thérapie est un mélange. Un peu de parole. Un peu de jeu. Des exercices structurés. De l’art. Le psy rejoint l’enfant là où il est. L’enfant produira peut-être un vrai contenu émotionnel dans certaines séances, et passera d’autres séances à ne rien faire de particulier en apparence. Les deux font partie du travail.

Avec les ados (13 à 17 ans), la thérapie ressemble davantage à la thérapie des adultes. Surtout de la parole, parfois avec des exercices structurés, parfois avec des messages ou des choses à faire entre les séances. L’ado a en général plus la main sur ce qui se discute. La thérapie avance au rythme de l’ado, pas à celui du parent.

Le travail est en général plus lent que ce qu’espèrent les parents. Six séances ne règlent rien. Six mois de séances hebdomadaires, ça peut commencer. Le travail au long cours avec les enfants produit souvent des résultats qui apparaissent à l’âge adulte, pas pendant l’enfance. La thérapie est un investissement dans toute la vie de l’enfant, pas une intervention sur un symptôme précis.

Quand l’autre parent n’est pas d’accord

Une situation précise, et fréquente. Toi, tu penses que l’enfant devrait voir un psy. L’autre parent, non.

Le désaccord peut porter sur le coût, sur les principes (certains parents sont sceptiques vis-à-vis de la thérapie en général), sur le déni (l’autre parent ne voit pas les schémas que tu vois), sur le contrôle (l’autre parent ne veut pas d’un clinicien qui ait un regard sur la famille), ou sur les détails (l’autre parent veut un autre psy).

Ce que tu fais :

Essaie d’avoir la conversation au calme. Je vois des choses qui m’inquiètent. J’aimerais que K parle à quelqu’un. Voilà ce que j’ai remarqué. Du concret, pas des généralités. L’autre parent a peut-être une autre lecture des mêmes faits, ou des informations nouvelles qui changent ton tableau.

Écoute les inquiétudes légitimes. Un parent réticent a peut-être raison sur quelque chose. Il sait peut-être des choses que tu ignores. Il a peut-être une inquiétude valable au sujet du psy précis que tu as choisi.

Si le désaccord persiste, regarde le cadre légal. En France, l’autorité parentale est en principe conjointe : les décisions importantes pour l’enfant, dont un suivi psychologique qui s’installe dans la durée, se prennent en principe à deux. Pour un acte usuel, comme une première consultation d’évaluation, un parent peut souvent agir seul, l’autre étant réputé d’accord. Mais la frontière entre acte usuel et décision importante n’est pas toujours nette, et un suivi régulier relève en général de la décision conjointe. Renseigne-toi sur ta situation précise, au besoin auprès d’un professionnel, avant de présumer. Souvent, une première évaluation par un clinicien peut servir de base à une deuxième conversation avec l’autre parent.

Ne fais pas de l’enfant le messager. Dis à papa qu’on va voir quelqu’un met l’enfant au milieu. La communication des adultes reste entre adultes.

Fais appel à un médiateur si besoin. Un désaccord sur les soins d’un enfant est plutôt un cas pour la médiation que pour une action unilatérale. Le module 09 traite de la médiation. Un médiateur peut aider à dénouer le désaccord d’une façon qui protège l’enfant du rôle d’objet de discorde.

Garde une trace, au calme, au cas où une escalade serait nécessaire. Si l’autre parent refuse une thérapie qui est, selon ta lecture, vraiment nécessaire, et que le désaccord ne se résout pas, la voie judiciaire peut finir par devenir la seule. Dans ce cas, garder une trace de ce que tu as observé, de ce que tu as soulevé, et de la façon dont tu y as répondu, devient utile. N’ouvre pas là-dessus, mais sois prêt si ça vient.

Quand l’enfant ne veut pas y aller

Certains enfants résistent au premier rendez-vous. Certains continuent de résister ensuite.

Une réticence du début est normale. La plupart des enfants, à qui on demande d’aller dans un nouvel endroit parler à un nouvel adulte de sentiments difficiles, préféreraient ne pas. La réticence n’est pas un verdict sur le fait qu’ils aient besoin ou non d’une thérapie.

Tiens la ligne avec douceur sur les trois ou quatre premières séances. Dis à l’enfant que tu comprends que c’est difficile, qu’il n’est pas obligé de parler de ce dont il n’a pas envie, mais que les rendez-vous ont lieu pour l’instant et que vous ferez le point après quelques semaines. À la quatrième ou cinquième séance, la plupart des enfants ont soit créé un lien avec le psy (et la résistance s’estompe), soit une position plus claire sur ce qui ne marche pas.

Écoute une résistance qui dure. Un enfant qui, après plusieurs semaines, est encore activement en détresse à cause de la thérapie n’est pas en train de faire le travail. Le mauvais psy, la mauvaise approche, le mauvais moment dans la vie de l’enfant. Parles-en au psy. Envisage de changer. Envisage de faire une pause.

Ne fais pas de la thérapie une punition. Tu dois continuer d’y aller à cause de comment tu t’es comporté cette semaine, ce n’est pas le cadrage. La thérapie est un endroit où les choses se disent et se travaillent. La relier à des conséquences pour le comportement abîme le travail.

Pour finir

Le samedi matin, le café, la table de la cuisine. Tu as décidé, après y avoir réfléchi, que K devrait voir quelqu’un. Tu as décidé de commencer par appeler le médecin traitant lundi, pour lui demander qui il recommanderait. Tu as décidé de ne rien dire à K pour l’instant, tant que tu n’as pas un nom précis et un plan précis.

Tu finis ton café. Tu montes. K est levé, sur son lit, en train de lire. Tu t’assieds une minute au bord du lit. Tu ne dis rien sur la thérapie. Tu lui demandes ce qu’il lit. Il te le dit.

Dans quelques semaines, la première séance aura lieu. K résistera peut-être. Il ira peut-être de bon cœur. Les premières séances ne produiront peut-être rien de visible. Sur des mois, les choses commenceront peut-être à bouger. Ou la thérapie n’était pas le bon mouvement, et l’évaluation te le dira. Dans tous les cas, tu auras pris la question au sérieux.

Bien plus tard, quand ton enfant sera grand, il se souviendra ou non de la thérapie. Ce qu’il aura, c’est l’un de deux souvenirs : celui d’un parent qui, quand quelque chose n’allait pas, a fait venir de l’aide ; ou celui d’un parent qui a laissé le pas-d’accord en l’état. Le premier est le souvenir que tu veux lui donner. Tu le lui donnes en agissant sur la question, plutôt qu’en la laissant traîner indéfiniment sur la table de la cuisine.

Le foyer tient. Parfois, le foyer tient en y ajoutant des personnes. Le psy devient l’une des personnes qui tiennent le foyer. La prise se renforce.

Ceci est une aide d'entraide, pas un avis médical, psychologique ou juridique, et en aucun cas un substitut à un professionnel qualifié. Si toi ou ton enfant êtes peut-être en danger, contacte les services d'urgence de ta région.