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Module 18 · Vacances et événements scolaires

Les événements de l’école : kermesse, audition de musique, spectacles

By the dip team · Clinical consultant: Pauline Sam, MD ·

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Les événements de l’école : kermesse, audition de musique, spectacles

Les événements de l’école : kermesse, audition de musique, spectacles

Ton enfant joue dans le spectacle de l’école la semaine prochaine, ou il court à la kermesse, ou il interprète un morceau à l’audition. Il a répété, il est à la fois fier et stressé, et il veut qu’on le regarde. Et toi, tu en démêles la chorégraphie. Est-ce que ton co-parent sera là aussi ? Où est-ce que tu t’assois ? Est-ce que vous deux pouvez être dans la même salle sans que ça tourne à l’affaire ? Qu’est-ce que ton enfant souhaite vraiment, et qu’est-ce que la journée vous demande à tous les deux ?

Les événements de l’école sont la version qui revient régulièrement, et en public, de la réalité des deux foyers, et ils ponctuent souvent les années d’école. Bien menés, ce sont des occasions pour ton enfant de se sentir soutenu et fier. Mal menés, ils deviennent des moments tendus où l’enfant passe sa représentation à s’inquiéter pour les adultes au lieu de profiter de son instant. La bonne nouvelle, c’est que bien les mener est le plus souvent simple, une fois que tu vois clairement ce dont ton enfant a besoin de cette journée.

Ce que ton enfant fait vraiment, dans le public

Voici ce qu’il faut garder au centre. Pendant un événement de l’école, ton enfant scrute le public. Il lève les yeux depuis le terrain, depuis la scène, depuis la chaise de l’audition, et il vérifie qui est venu. C’est l’une des choses les plus fondamentales et les plus puissantes qu’un enfant fasse lors d’un événement public : il cherche ses gens des yeux, et il ressent soit la chaleur d’être soutenu, soit le pincement d’une absence.

Ce que ça veut dire, c’est que l’expérience que l’enfant fait de l’événement est énormément façonnée par qui se présente et par ce que ça fait de les avoir là. Un enfant qui lève les yeux et voit ses deux parents présents, calmes, et clairement là pour lui, reçoit une réassurance profonde : ma famille a changé de forme, mais mes gens viennent toujours pour moi. Un enfant qui lève les yeux et voit de la tension, ou un vide là où un parent devrait être, reçoit le message inverse, à un moment où il est exposé et plein d’espoir.

Alors la question des événements de l’école est en réalité celle-ci : comment faire pour que ce que l’enfant trouve, en scrutant le public, atterrisse bien. Les deux présents et courtois, c’est l’idéal absolu. La tension entre des parents présents le sape. Une absence, quand on ne peut pas l’éviter, demande une manière particulière de s’y prendre, abordée dans l’article sur le co-parent qui ne vient pas. Le cadre de toutes les décisions pratiques tient simplement en ceci : que va ressentir ton enfant quand il lèvera les yeux ?

Les deux présents, assis avec courtoisie

Pour la plupart des événements de l’école, la présence des deux parents est vraiment bénéfique pour l’enfant, et ça vaut la peine d’y viser. Un enfant veut ses gens auprès de lui, et la présence des deux parents dit que le soutien a survécu à la séparation. L’exigence est la même que d’habitude : les deux parents doivent être capables d’être dans le même espace avec courtoisie, sans que l’enfant sente de tension.

Tu n’es pas obligé de t’asseoir à côté de l’autre. S’asseoir séparément à un événement de l’école est tout à fait correct et très courant, et l’enfant retient surtout que les deux sont venus. Ce qui compte, ce n’est pas la proximité, c’est l’absence d’hostilité. Deux parents assis à distance mais tous deux calmes et chaleureux envers l’enfant lui donnent exactement ce dont il a besoin. Deux parents contraints de s’asseoir côte à côte tout en irradiant de la tension lui donnent quelque chose de pire que d’être assis à distance. Alors assieds-toi là où c’est confortable, courtois à distance, c’est largement suffisant, et laisse l’enfant avoir le fait tout simple que ses deux gens sont dans la salle.

Quelques petites choses pratiques facilitent tout ça. Assure-toi que les deux parents sont bien au courant de l’événement, par le canal d’information partagé, pour que personne ne le manque à cause d’un trou dans la communication, ce qui serait sa propre forme d’absence évitable. Convenez, à grands traits, des bases à l’avance si la tension est un risque : que vous viendrez tous les deux, que vous serez courtois, que l’attention va à l’enfant. Et garde toute interaction entre vous deux brève et agréable. L’enfant ne guette pas si vous êtes amis. Il guette si vous êtes venus tous les deux et si ça s’est bien passé.

Quand la présence des deux fait du mal

Le réflexe par défaut, c’est que les deux soient présents, mais il faut être honnête : pour certaines relations co-parentales, les deux parents dans la même pièce causent vraiment plus de détresse à l’enfant qu’ils ne le soulagent. Là où les tensions sont assez fortes pour que vous deux ne puissiez pas partager un espace sans que l’enfant absorbe une vraie tension ou redoute une scène, contraindre les deux à venir au même événement peut se retourner contre lui.

Dans ces situations, alterner les événements peut être l’arrangement le plus doux. Chaque parent vient à certains événements, l’autre vient aux autres, pour que l’enfant ait toujours un parent calme et présent qui le soutient, sans la tension des deux. Ce n’est pas l’idéal, et ça demande à l’enfant d’accepter que tous les parents ne sont pas à tous les événements, mais c’est bien mieux qu’un enfant qui redoute son propre spectacle parce qu’il a peur de ce qui se passera quand les deux parents seront là. Un parent calme et seul présent vaut mieux que deux parents présents dans un nuage d’hostilité.

Le test honnête est le même que pour la fête d’anniversaire commune. Est-ce que vous deux pouvez être dans la même pièce, avec courtoisie, l’attention tournée vers l’enfant ? Si oui, les deux viennent, s’assoient où ils veulent, et laissent l’enfant se sentir soutenu. Si c’est vraiment non, alternez, pour que l’enfant ait toujours une présence calme. Le but n’est pas de maximiser la présence ; c’est de rendre l’expérience que l’enfant fait de l’événement chaleureuse plutôt que tendue.

Quand la nouvelle voyage jusqu’à la maison

Après l’événement, l’enfant a souvent envie de le raconter au parent qui n’était pas là, ou de savoir que le parent absent en a entendu parler. Là où un parent a manqué un événement, par alternance ou autrement, la fierté de l’enfant pour sa performance peut tout de même être honorée si l’autre foyer en entend parler avec chaleur. Un récit rapide et sincère de ce que l’enfant a bien fait, transmis par le canal, permet au parent absent de fêter l’enfant même à distance, ce que l’enfant ressent. Ce qui compte, c’est que ce que l’enfant a accompli soit reçu chaleureusement par ses deux gens, qu’ils aient été présents physiquement tous les deux ou non.

Pour finir

Les événements de l’école sont des moments publics qui reviennent, où ton enfant scrute le public pour y trouver ses gens, et où l’expérience qu’il fait de la journée est façonnée par qui vient et par ce que ça fait. La présence des deux parents est l’idéal absolu et vaut la peine qu’on y vise, s’asseoir séparément mais avec courtoisie étant tout à fait correct, puisque l’enfant retient que les deux sont venus plutôt que de savoir s’ils étaient côte à côte. Assure-toi que les deux parents sont au courant des événements par le canal partagé. Et là où la relation co-parentale ne peut vraiment pas porter une présence commune sans que l’enfant absorbe de la tension, alterner pour que l’enfant ait toujours un parent calme et présent qui le soutient est l’arrangement le plus doux.

Quand ton enfant lève les yeux depuis la scène, fais en sorte que ce qu’il voie, ce soit ses gens, présents et calmes. Ce regard, et ce qu’il trouve, voilà ce dont la journée parle vraiment.

Ton enfant lève les yeux depuis la scène pour y trouver ses gens. Fais en sorte que ce qu’il voie, ce soit de la chaleur et de la présence, que vous soyez tous les deux assis à distance ou que l’un de vous soit là, fidèle au rendez-vous.

Ceci est une aide d'entraide, pas un avis médical, psychologique ou juridique, et en aucun cas un substitut à un professionnel qualifié. Si toi ou ton enfant êtes peut-être en danger, contacte les services d'urgence de ta région.