La fête des Mères, la fête des Pères
By the dip team · Clinical consultant: Pauline Sam, MD ·

La fête des Mères, la fête des Pères
Ces deux journées ne sont pas tout à fait comme les autres fêtes, parce que chacune appartient, par définition, à un parent. La fête des Mères est celle de la mère. La fête des Pères est celle du père. Et dans une famille séparée, ça crée toute une série de petites questions chargées. Comment l’enfant honore-t-il le parent dont c’est la fête quand il est dans l’autre foyer ? Que fais-tu le jour qui est celui de ton co-parent, et pas le tien ? Et comment vis-tu ta propre journée, qui peut désormais avoir un autre visage, parfois plus solitaire qu’avant ?
Ce sont des questions annuelles et chargées d’émotion, et elles se traversent avec une idée simple pour guider : chacun de ces jours, le but est d’aider l’enfant à honorer le parent dont c’est la fête, pleinement et avec chaleur, peu importe le foyer où l’enfant se trouve. Le jour appartient à un parent, et c’est la possibilité, pour l’enfant, de fêter ce parent qu’il faut protéger.
Le jour qui appartient à ton co-parent
Commence par la direction la plus difficile, parce que c’est là que la générosité est mise à l’épreuve. Quand c’est le jour de ton co-parent, ton rôle, même si ce n’est pas ta fête et même si les choses entre vous sont difficiles, c’est d’aider ton enfant à honorer son autre parent.
Ça veut dire, si l’enfant est avec toi le jour J ou autour, l’aider activement à fêter ton co-parent. L’aider à fabriquer ou à choisir une carte ou un cadeau. Veiller à ce qu’il ait la possibilité d’appeler, d’écrire ou de voir le parent dont c’est le jour. Parler de cette journée avec chaleur. Ne pas laisser la logistique ou tes propres sentiments faire obstacle à l’occasion qu’a l’enfant d’aimer son autre parent le jour qui lui est réservé.
Ça peut être vraiment difficile, surtout dans les premières années ou quand la relation est tendue. Aider ton enfant à fêter quelqu’un pour qui tu as peut-être des sentiments compliqués demande une vraie générosité. Mais cette journée ne porte pas sur ta relation avec ton co-parent. Elle porte sur la relation de l’enfant avec son parent, et un enfant qu’on aide à honorer sa mère ou son père avec chaleur, par le parent avec qui il est, apprend que son amour pour ses deux parents est en sécurité et soutenu. Un enfant qu’on freine en douce, ou qui sent que fêter son co-parent te contrarie, se retrouve dans une position impossible un jour qui devrait être simple et plein d’amour.
Alors la discipline, c’est de mettre tes propres sentiments de côté le temps de la journée et d’être le parent qui aide l’enfant à aimer son autre parent. C’est l’un des tests les plus clairs d’une co-parentalité centrée sur l’enfant, et l’un des cadeaux les plus puissants que tu puisses faire, parce que l’enfant ressent la permission.
Le bricolage de l’école pour le parent absent
Un petit moment précis revient autour de ces journées : l’école renvoie à la maison le bricolage de la fête des Mères ou des Pères, la carte ou le cadeau que la classe a fabriqué, et l’enfant le fait pour un parent qui n’est pas dans le foyer où il se trouve, ou qu’il voit moins. Parfois l’enfant semble ne pas trop savoir quoi en faire, ou un parent sent un pincement en voyant son enfant fabriquer quelque chose pour le co-parent.
La façon de gérer est simple et chaleureuse. L’enfant doit être aidé et encouragé à fabriquer la chose pour le parent dont c’est le jour, et aidé à la lui faire parvenir. Le bricolage, c’est l’enfant qui exprime son amour pour son parent, et il doit atteindre sa cible. Si tu es le parent présent dans le foyer quand le bricolage destiné au co-parent revient à la maison, tu aides l’enfant à y tenir et à le faire parvenir au co-parent, plutôt que de le laisser devenir une source de gêne. L’enfant a fabriqué quelque chose de plein d’amour ; ton rôle, c’est d’aider cet amour à atterrir là où il était destiné.
Là où la façon dont l’école présente ces journées est difficile pour la situation d’une famille en particulier, un mot discret à l’enseignant peut aider, et l’article sur l’enseignant qui sait aborde cette relation. Mais le plus souvent, le bricolage de l’école est une chose toute douce, et le geste consiste simplement à l’aider à atteindre le parent pour qui il a été fait.
Ta propre journée
Et puis il y a ta propre journée, qui après une séparation peut avoir un autre visage. Peut-être plus solitaire, peut-être très belle, peut-être un mélange. L’enfant sera avec toi, ou non, le jour J lui-même, selon le planning. Tu peux ressentir l’absence de ce que cette journée était avant, ou en ressentir vivement la nouvelle forme.
Quelques choses, en douceur. Ta journée avec ton enfant n’a pas besoin de tomber sur la date exacte du calendrier pour être vraie ; si le planning place l’enfant ailleurs le jour même, la fêter ensemble la prochaine fois que tu l’as marche tout aussi bien, et les enfants ne tiennent pas tellement à la date. Baisser l’attente que la journée doive être parfaite ou ressembler à ce qu’elle était enlève la pression. Et si cette journée est vraiment difficile pour toi, c’est un vrai sentiment qui mérite son propre soutien, avec des amis ou tes propres proches, à part de l’enfant, pour que l’enfant ait le plaisir de t’honorer plutôt que d’avoir à gérer ta tristesse.
La réciprocité compte aussi. De même que tu aides ton enfant à honorer le co-parent le jour de celui-ci, un arrangement sain a le co-parent qui aide l’enfant à t’honorer le tien. Là où cette réciprocité existe, les deux parents ont leur journée honorée par un enfant que le co-parent a soutenu dans la célébration. Là où elle n’existe pas, l’article sur le parent qui ne répond pas présent, et les modules plus difficiles, parlent d’un co-parent qui ne peut pas, ou ne veut pas, soutenir la relation de l’enfant avec toi. Mais le geste que tu maîtrises, c’est ta propre générosité le jour qui est le sien, qui incarne la chose et, souvent, avec le temps, finit par l’appeler en retour.
Pour finir
La fête des Mères et la fête des Pères appartiennent chacune à un parent, et le but qui guide, c’est d’aider ton enfant à honorer le parent dont c’est le jour, pleinement et avec chaleur, peu importe le foyer où il se trouve. Quand c’est le jour de ton co-parent, mets tes propres sentiments de côté et aide activement ton enfant à fêter son autre parent, ce qui est un vrai test de générosité et un vrai cadeau pour l’enfant. Aide le bricolage de l’école à atteindre le parent pour qui il a été fait. Et vis ta propre journée en douceur, en la fêtant avec ton enfant dès que le planning le permet plutôt qu’en exigeant la date exacte, et en portant tes sentiments difficiles vers ton propre soutien plutôt que vers l’enfant.
Ces jours-là, l’amour coule vers un parent, et la chose la plus généreuse que tu puisses faire, c’est de l’aider à couler librement, même quand il coule vers quelqu’un que tu trouves difficile.
Le jour de sa fête, aide ton enfant à aimer son autre parent librement, même si ça te coûte quelque chose. L’enfant ressent la permission, et c’est l’un des cadeaux les plus vrais que tu puisses lui faire.
Ceci est une aide d'entraide, pas un avis médical, psychologique ou juridique, et en aucun cas un substitut à un professionnel qualifié. Si toi ou ton enfant êtes peut-être en danger, contacte les services d'urgence de ta région.